Les Bleus 2008 - On y est !

France - Italie 0-2

Voila, c'est fini.



La France en a terminé de son Euro 2008. Après un troisième match à l'image des deux précédents, cauchemardesque, les Bleus quittent la compétition par la petite porte. Exposés à des erreurs d'arbitrages, des tensions internes, des défaillances collectives ou individuelles, et des erreurs dans ses choix et appréciations, l'équipe de France dit au revoir à la Suisse et à l'Autriche seulement 9 jours après son entrée dans la compétition. Pis encore, les Bleus terminent bon dernier du Groupe C, avec un point glané, et un seul but inscrit. Le fiasco est total. Car si les Bleus n'ont jamais envoyé les signes d'une confiance absolue, ils n'ont pu à aucun moment renverser une situation inconfortable, et délicate. A aucun moment, le groupe n'a semblé opposé un sentiment de révolte face à cet Euro qui défilait devant nos yeux, devant leurs yeux. Comme si la pente était trop raide pour des Bleus usés, dépassés, hors du coup. Avant la rencontre, Domenech qualifiait les chances de présence en quart de finale de son équipe d"'infime". On comprend mieux pourquoi. La chance, elle aussi ne semblait pas y croire, fuyant les Bleus durant l'ensemble de la compétition.

Alors, comment expliquer cet échec inéluctable, et malheureusement prévisible? Raymond Domenech est la première cible des vives critiques provenant des supporters de l'Equipe de France, tous déçus, tous triste hier soir. Cette prise à partie, est logique, tant les choix du sélectionneur furent sujet à polémique depuis 4 ans qu'il est en poste. L'épopée de 2006, et le génie de Zidane avait pourtant fait disparaitre certains doutes, et sauvé la tête de l'ancien entraineur des Espoirs Français. Chercher des excuses ou des responsables, après la déroute, est bien facile, mais il faut bien dresser le constat d'un échec cuisant. D'un point de vue comptable, la France se situe derrière l'Autriche, elle aussi éliminée... C'est dire...

Mais plus qu'une humiliation, cette élimination sonne la fin d'une génération dorée. Une génération qui aura nourrie de rêve la France entière, de 1998 et le sacre suprême, en passant par la perfection de 2000, jusqu'au baroud d'honneur de 2006. Bien sur, cette génération aura connue des bas aussi. Les déceptions 2002 et 2004, entre autre. Hier soir, du banc de touche, Lilian Thuram, Willy Sagnol et sûrement Patrick Vieira ont vécu leur dernière rencontre avec les Bleus. Les deux défenseurs, remplaçants contre les Italiens, auront donc honoré leur dernière cape lors de la débâcle Hollandaise. Claude Makélélé, titulaire hier soir, à lui aussi confirmé l'arrêt de sa carrière internationale. Selon certains bruits, Thierry Henry et Gregory Coupet, pourraient eux aussi prendre leur retraite...

Au delà de la débâcle, tous ces joueurs nous manqueront. Les larmes de Thuram, ses buts Croates, les déboulés de Sagnol, les grands compas de Vieira, tous les buts d'Henry, ou l'abattage extraordinaire du petit Maké dans l'entre-jeu. La France a perdu plus que des illusions hier soir. Elle a tourné une lourde page de sa grande et belle histoire, non sans un sanglot. Car, voila c'est fini. Tout est fini. Place au futur, mais c'est loin 2010. Très loin.

France - Italie

L'ultime combat.





Le jour se lève sur notre histoire pour éclairer l'ensemble de notre parcours, comme le dirait Grand Corps Malade. Ce soir, vers 20h45 sur la verdoyante pelouse helvète de Zurich, le jour se couchera pour laisser place, on l'espère tous à un ultime combat, un combat épique. Le jour se lève sur notre histoire, celle de la rivalité légendaire entre Français et Italiens. Pour éclairer l'ensemble de notre parcours, celui de deux équipes au fond du trou, perdues dans l'obscurité d'une compétition qu'elles abordaient pourtant, en tant que favori. Là est la magie du football. Ce soir, pour clôturer les aventures Groupe C, dit de la mort, la France et l'Italie se rencontrent pour éviter l'humiliation d'une élimination prématuré, en phase de poule. Quoiqu'il arrive durant cette heure et demie de football, l'une des deux têtes tombera. Peut être même les deux, si la Roumanie vient perturber l'ordre normal des choses. Car ce fabuleux France-Italie, atteignant des sommets d'intensité et de pression durant l'avant match, ne pourrait être qu'une rencontre anodine, inutile, si les Hollandais venaient à s'incliner dans le même temps, à Berne.

Entre Français et Italiens, personne n'a oublié la dernière confrontation opposant les deux équipes lors d'une phase finale. C'était en 2006. C'était une finale de Coupe du Monde. L'Italie avait sourit à Marco Materazzi, et Marcello Lippi. La France, elle, avait pleuré, l'échec de Trezeguet, puis Zidane, et sa sortie ratée. Qui aurait imaginé que les deux grandes nations du football se retrouveraient dans un match si intense, si important, pour une qualification en Quart de finale, seulement. Gianluigi Buffon ne s'y trompe pas en parlant du "match de sa vie". Car en cas d'élimination de l'une ou de l'autre, ce serait une génération entière qui dirait au revoir à la scène internationale, sans gloire, par la petite porte. Thuram, Coupet, Sagnol, Makélélé, Vieira, Henry, Cannavaro, Panucci, Del Piero, Pirlo, Gattuso peut être. Car 2010 c'est loin. Très loin même. Domenech le sait, lui aussi. Ce soir, il jouera en partie son poste et son crédit. Jamais depuis 4 ans le séléctionneur Français n'aura été dans une situation si difficile. C'est dans la difficulté que les Bleus avaient fondé un groupe en 2006, c'est dans son ultime combat, ce soir, que ceux de 2008 devront prouver qu'ils peuvent imiter leurs prédécesseurs.

Les Bleus 2008.com

France - Italie (J-1) : Un classique en guise de dernier espoir

Après deux débuts de parcours chaotiques, les rivaux historiques Italiens et Français se retrouvent demain soir pour un match décisif pour la qualification en ¼ de finales de l’Euro. Le destin des deux équipes est lié au résultat des Roumains qui affrontent en même temps des Hollandais déjà qualifiés.

La situation est identique pour ces deux grandes nations qui ont l’habitude de se retrouver beaucoup plus loin dans les grandes compétitions, des duels qui résultent la plupart du temps de combats acharnés et serrés. Chaque équipe doit impérativement s’imposer pour se qualifier. Deux équipes s’appuyant surtout aux heures de leurs plus grandes gloires sur des bases défensives extrêmement solides.

Tout à changer aujourd’hui, les Italiens ne sont plus le « rideau de fer » si imperméable, Maldini et Nesta ont pris leurs retraites internationales et Cannavaro s’est blessé juste avant le début de la compétition. Leurs remplaçants ont montré des grosses lacunes lors des deux premiers matchs. Côté français, Thuram semble totalement dépassé, Sagnol n’est que l’ombre de lui-même suite à une longue blessure, Gallas incapable d’élever son niveau de jeu et Coupet très peu inspiré. Deux équipes qui se ressemblaient hier et qui se ressemblent encore aujourd’hui, d’une autre manière.

Et puis, suite à la claque reçue par les Bleus vendredi dernier, Raymond Domenech se voit dans l’obligation de faire de nouveaux changements d’après la fameuse formule : on change une équipe qui perd. Ceux qui ont surnagés (Govou, Ribéry, Evra) devraient être reconduits, comme Henry, Gallas et Coupet. Les incertitudes planent sur les deux expérimentés défenseurs Thuram et Sagnol, méconnaissables contre les Pays Bas. Lassana Diarra et Eric Abidal pourraient être alignés. Au milieu de terrain, le retour de Vieira est espéré mais le capitaine bleu est il remis de sa vilaine blessure, aucune information ne filtre à ce sujet. S’il venait à tenir sa place, il pourrait être associé à Toulalan qui semble avoir pris le dessus sur Makélélé dans l’esprit du sélectionneur. Un choix d’avenir également. Enfin, Benzema, dont la non entrée en jeu face aux Hollandais avait suscité les plus vives critiques de tous les observateurs, devrait être aligné d’entrée de jeu cette fois ci aux côtés de Thierry Henry.

A moins que le sélectionneur, qui maîtrise l’art du contre pied mieux que quiconque, ne nous réserve une nouvelle surprise.

France - Pays Bas...

Gueule de bois.



Les lendemains de défaite sont toujours les plus cruels. Pis encore que le soir même de la déconvenue, là ou le temps semble s'arrêter et le moment s'immortaliser. Les lendemains de défaite sont démoralisants, rageants, déprimants. Hier soir, la France s'est inclinée très lourdement face aux Pays Bas. Le score de 4-1 est sûrement un peu trop lourd, pour des Bleus courageux, mais il récompense à merveille des Hollandais en forme olympique, et au jeu fluide et brillant. Tactiquement, techniquement et physiquement, les Bleus semblaient en dessous. Ce n'était pas qu'une impression, d'ailleurs. Comme si les Bataves étaient invincibles hier soir, à Berne. Pour clôturer le festival Néerlandais, Wesley Sneijder inscriva même un but venu d'un autre monde, tant il fut somptueux. Un récital.

Les Français, eux, n'auront pas à rougir de leur prestation. Ils auront tenté, essayé offensivement d'inquiéter de vaillants Hollandais. Mais hier, Van Der Saar était trop fort, où les Bleus n'étaient pas assez précis devant le but, selon le point de vue. Après une entrée en matière ennuyeuse contre la Roumanie, la France poursuit donc son chemin de croix dans ce Groupe C avec cette déroute, assez inattendue au vue de l'ampleur du score. Hier dans l'avant match, nous avions parlé d'optimisme et de constatation mathématique et psychologique. Mathématiquement, la France est encore en vie. Psychologiquement, la France est peut être morte. Thierry Henry, ce matin en conférence de presse, réaffirmait que l'objectif était toujours de remporter cet Euro. Est-ce raisonnable? Les propos d'un homme orgueilleux après un cuisant échec dont la portée le dépasse? Hier soir, c'est sûrement une génération entière qui s'est éteinte dans l'antre de Berne. Makélélé, Thuram, Coupet, Henry et les autres semblaient réciter la partition d'un combattant à bout de souffle, en fin de vie. Celle des Bleus, pourraient prendre fin prématurément dans seulement trois jours. Personne ne l'espère. Ce n'est jamais agréable de se réveiller avec la gueule de bois. Se réveiller en vaincu, sans s'être réellement battu...

France - Pays Bas (1-4) : La cruelle douche froide

On s’attendait à tout, sauf à cette terrible claque reçue par les Bleus ce soir face aux Néerlandais (4-1). Un score terrible vue la physionomie du match ponctuée d’une effarante réussite hollandaise. L’espoir de qualification est infime mais existe encore, les français doivent maintenant impérativement battre l’Italie mardi prochain quand dans le même temps la Roumanie ne doit pas gagner face aux Pays Bas.

Une désillusion d’autant plus terrible que les français ont enfin joué au football, ont enfin été dangereux, se sont enfin procurer des occasions. Un score lourd, très lourd. Une équipe de France étrillée par le réalisme néerlandais et ses 4 buts en 9 tirs quand les français ont tiré 18 fois au but… Les Bleus n’avaient pas subi pareille défaite depuis un match amical contre la Pologne en 1982.

Car lors de ce match, même et surtout l’arme principale des bleus, celle sur laquelle elle a construit tous ses succès, a vrillé, valsé et coulé, j’ai nommé la défense. Thuram a réalisé son plus mauvais match en Equipe de France, Sagnol est hors de forme, Gallas très peu présent dans la tempête et Coupet très peu inspiré et passif sur les buts. Seul Evra a surnagé, en vain.

Après un but sur corner à la dixième minute de jeu des néerlandais, les débats s’équilibrèrent et les français notamment grâce à l’abnégation de Franck Ribéry se sont procurées des occasions par l’intermédiaire de Sidney Govou. Seulement, certains soirs ça ne rentre pas…

Le tournant du match

Puis vînt le début de seconde période où les français se sont lancés à cœur perdu dans la bataille, ils ont joués, ils ont perdu. A la 47ème minute, un pénalty aurait du être sifflé pour une main grossière d’un hollandais alors que la frappe de Thierry Henry allait dans le but, inévitablement le tournant du match. Puis le même Thierry Henry se retrouve seul devant Van Der Sar et rate son lob. Les français jouaient bien et laissaient beaucoup d’espaces. La malin et talentueux Van Basten avait tout compris et fait rentrer Robben à la pause, des occasions de contre se présenteraient et la défense française était très perméable. La suite lui donne raison. Les supporters français ont cru au retour improbable suite au but de Thierry Henry à 20 minutes de la fin mais ont vite été douché par le but sublime de Robben dans la foulée, bien aidé par la passivité de Thuram et de Coupet. Le dernier but de Sneider est accessoire et représentatif de l’insolente réussite néerlandaise de ce match là.

Ribéry, Evra et Govou sont sortis du lot côté français, les deux derniers ont amplement justifiés leur titularisation. Malouda a une nouvelle fois été totalement hors du coup, notamment en début de match, perdant tous ses ballons, Toulalan et Makélélé ont été moyens et la défense dépassée. Et puis la non rentrée de Benzema par exemple est totalement incompréhensible.

Il suffit maintenant aux Roumains de battre les Hollandais, déjà qualifiés et surs de finir premier du groupe, pour éliminer nos Bleus. Les Bleus, eux, qui pour ne pas avoir de regrets, devront battre l’Italie et espérer, espérer…

France - Pays Bas !

Revivre par le Jeu!



Après une première scène trop décevante face aux comédiens Roumains, les Bleus de Raymond Domenech auront la chance de pouvoir se rattraper ce soir face aux hommes du moment, j'ai nommé l'équipe des Pays-Bas. Le cadre de l'action? Berne. Paisible ville qui accueille chaque week end sur sa pelouse du Stade Wankorf le club des Young Boys de Berne. Ce soir, sans faire offense aux joueurs locaux, le spectacle proposé devrait être tout autre. Du haut de la splendeur de son affiche, Berne et son antre de 32 000 places, seront durant quelques heures les attractions footbalistiques du jour. Les Français et les Hollandais, beaucoup plus nombreux d'ailleurs, y festoient déjà en espérant pour leur équipe le dénouement le plus avantageux possible. Les hommes de Van Basten peuvent mettre les deux pieds dans le Quart, en cas de succès face aux Bleus. Les Français, eux, doivent avant tout rassurer. Gagner, serait l'une des manières efficace pour y parvenir.

Si la déception fut si grande, après la purge France - Roumanie, c'est avant tout car l'on attend mieux de ces Bleus là. Ces Bleus, finaliste de la Coupe du Monde 2006 et tombeur du Brésil, de l'Espagne et du Portugal, dans le désordre. Ce n'est pas rien tout de même. C'est surtout en se remémorant cela que l'on croit aux chances de l'équipe de France. Il faut oublier cette rencontre d'ouverture sans saveur, et savoir se rappeler du potentiel des Bleus lorsque la pente s'élève. Certes, Berne n'est pas une ville Alpine et ne figure pas parmi les villes Suisse les plus hautes perchées. Mais l'adversaire qui attend la France ce soir, ne s'est pas privée pour la placer très haute la barre lors de son match d'ouverture. Très séduisants face aux Champions du Monde italiens, les Néerlandais aimeraient pouvoir aligner les remplaçants la semaine prochaine, face aux Roumains, à Berne encore. Il est clair qu'une victoire ce soir face aux Bleus feraient de la Hollande, l'équipe à battre de cet Euro.

De leur côté, les Français n'ont pas trop de pression. Un peu chahutée par la presse nationale, la Séléction sait que ce match là ne sera pas décisif. En tout cas, pas au niveau comptable. Il se peut que dans les têtes, les dégâts soient eux plus considérables. Avant d'espérer triompher, les Bleus le savent ils devront puiser en eux, la force, le courage et la volonté du collectif, pour être solidaire devant la montagne qui les attend. Ils devront aussi s'appliquer à imprimer un style de jeu tourné vers l'offensive, pour décrocher une première victoire dans cet Euro, ou même faire trembler, enfin, les filets adverses. En attendant, les optimistes vous diront que ce match compte pour du beurre. En cas de défaite, qu'elle qu'en soit l'ampleur, les Bleus resteraient en vie.

La compo des Bleus: Coupet - Sagnol, Thuram (cap.), Gallas, Evra - Toulalan, Makelele - Tanguy, rib€ry, Malouda - Henry.

France - Pays Bas

Zoom sur les Pays Bas


Eternels outsiders en Championnats d’Europes, les Hollandais ont presque toujours faillit lors des derniers matchs. Souvent quart de finaliste ou demi finaliste, les Oranjes ne sont sortis vainqueurs de ce Championnat d’Europe qu’à une reprise en 1988 c’était il y a deux décennies et depuis malgré beaucoup de générations dorés aucune victoire dans un Euro ou un Mundial.

Néanmoins cette année pourrait être celle des Oranjes. En effet beaucoup de leurs joueurs cadres arriveront frais et dispo pour la compet, et quand on sait l’importance du physique cela va compter. De plus conduit par un Van Nistelrooy tout juste champion d’Espagne avec son compagnon du milieu Sneijder cette équipe démontre un potentiel offensif énorme ! Si on ajoute le renard tueur de gardien Huntelaar, et le distributeur de caviars Van De Vaart ce potentiel en sort grandis.

Alors si on devait donner un point fort de cette équipe, ce serait bien évidemment son attaque mais aussi son alchimie parfaite entre les jeunes, et les anciens. Mais un point noir est encore là, cette fameuse incapacité à gagner un euro depuis deux décennies complète. Enfin la bonne génération, ou encore une qui est doré mais qui pleurera à la fin ?

Les Pays-Bas en pleine confiance

Suite au piètre match nul concédé mardi face aux Roumains, la France se retrouve dans une situation délicate. Déjà incapable de produire du jeu pendant les matchs de préparation, l’équipe de France a renouvelé cette mauvaise face à des Roumains au bloc défensif solide. Sauf que Vendredi ce sera une toute autre histoire face aux Bataves.

En effet les Oranjes, sont en pleine confiance après leur entrée fracassante dans cet Euro. Auteur d’une performance de haute volée face à l’Italie, les hommes de Van Basten ont joué un bien vilain tour à ceux de Donadoni. Les deux vedettes de Madrid Van Nistelrooy et Sneijder ont ouvert le score, et fait le break tour à tour. Mais ce qui a réellement impressionné, c’est la capacité de cette équipe à se projeter très vite et très bien vers l’avant. La ligne offensive Kuyt/Van Der Vaart/Sneijder fut omniprésente lors de cette rencontre. Le joueur des Reds étant à la dernière passe sur deux des trois buts de son équipe. Une chose est sure, contre cette formation Hollandaise au top de sa forme, rien ne sera facile ce soir...

France - Pays Bas (J-1) : Raymond réfléchit ...

A la veille du match déjà décisif face aux Pays Bas, chaque supporter français est devenu sélectionneur, tous vont de leur touche personnelle pour affiner une composition de 11 titulaires. Seulement seul Raymond Domenech aura le privilège de choisir l’équipe finale. Le sélectionneur français a avoué hier en conférence de presse réfléchir à différentes options, différentes tactiques. Une forme de bouleversement pour un homme peu adepte du changement. Mieux vaut tard que jamais.

Aujourd’hui, plusieurs éventualités s’offrent à lui. Grégory Coupet restera la gardien de l’Equipe de France sans nul doute, Thuram et Gallas formeront l’expérimentée charnière centrale des Bleus. Du côté des arrières latéraux, des changements sont possibles. Abidal et Sagnol n’ont jamais été aussi menacés, leur cas sont toutefois différents. Abidal est contesté sur ses qualités pures notamment au profit d’Evra alors que Sagnol n’a pas pleinement retrouvé toute sa superbe suite à une longue blessure. Clerc et même Lassana Diarra pourraient être titularisés à droite.

C’est au milieu de terrain que les options sont les plus nombreuses et diversifiées. Trois systèmes différents s’offrent à Raymond Domenech : conserver la 4-4-2 inaugural avec deux milieux excentrés, évoluer en 4-2-3-1 comme à la coupe du monde 2006 ou alors densifier le milieu de terrain et passer en 4-3-3 (ou plutot 4-3-2-1) à la lyonnaise. Un élément peut déterminer le choix pour l’un des systèmes : l’aptitude ou non de Patrick Vieira à disputer la rencontre…

Côté joueurs, Raymond Domenech déclare se poser fortement des questions sur au moins 4 postes. Nicolas Anelka, Karim Benzema et le controversé Florent Malouda pourraient en faire les frais au profit de Thierry Henry, Sidney Govou et Samir Nasri. Le milieu offensif marseillais sera aligné si les Bleus évoluent en 4-2-3-1 avec un repositionnement de Franck Ribéry à gauche. Ce même Franck Ribéry qui peut tout autant évoluer à droite dans le système utilisé lors du premier match ou encore en soutien de l’attaquant avec Malouda à gauche et Govou à droite si le sélectionneur veut privilégier le blocage des ailes néerlandaises. Malouda et Govou étant très importants dans le remplacement défensif. Une hypothèse, parmi d’autres.

Aujourd’hui, les hypothèses ne manquent pas. Reste à Raymond Domenech de trouver la meilleure formule, celle qui conduit à la victoire. Bonne chance.

France - Italie

Groupe C. Squadra Azzura. Interview du supporter, Paulo2a

Réalisée quelques jours avant la débâcle Hollandaise, l'interview du supporter offre une impression de confiance absolue, disparu après ce premier match désastreux. Le supporter de la Squadra traite tous les sujets, sans se défiler. Usant d'un humour parfois limite pour marquer sa domination, l'Italien est fidèle à lui même. Comme toujours.

Interview réalisée le dimanche 8 Juin 2008

LesBleus2008.com: Bonjour Paulo, tu es donc supporter avisé de la Squadra Azzura depuis toujours, à la veille de la compétition comment ressens tu ton équipe ?

Paulo2a: En restant objectif, bien. Le groupe Italien se connait on ne peut plus, il y a une bonne entente, et le travail payant de la Coupe du Monde 2006 va de nouveau nous être utile. Avec un groupe alliant expérience et jeunesse, l'Italie a tout pour réussir. Sur le papier, l'équipe est très impressionnante aussi. Deux leaders aux extrémités, c'est à dire l'un des meilleurs gardiens au Monde, Gigi Buffon ( et capitaine ) et à l'autre bout, le grand buteur du moment, Luca Toni, et au centre, on tient la baraque comme on peut.. voila comment on peut résumer notre EURO rapidement. Si on se penche plus sur le sujet, ça donne : une défense expérimentée mais fatiguée, avec des joueurs ayant connus une saison très difficile, tant avec leurs équipes ( Zambrotta, Grosso, ... ), ou tant sur le plan des blessures ( Materazzi, ... ). Un milieu soit Milanais avec un Gattuso qui aboie et effraie, un Ambrosini qui colmate et un Pirlo en chef d'orchestre, soit un milieu Romanista avec De Rossi en muraille et artificier, Perrotta en passeur et Aquilani en technicien : au choix de l'entraineur. Et ensuite, des gars aux services du Chancelier de Munich, Luca Toni. C'est à dire Camoranesi qui s'incruste à droite, Di Natale, lui, hop, à gauche, et ensuite, on bombarde de centres pour Luca et sa taille imposante. Maintenant, que ça soit un 4-3-3, un 4-5-1 ou un 4-3-2-1, c'est vous qui voyez, ceci est le dernier de mes soucis, tant que l'Italie triomphe. Toute façon on sait qu'elle misera sur l'expérience, jouera avec sa tête et en fonction de la météo adverse, comme d'hab'.

LB2008: La dernière, et la seule, victoire Italienne dans un Championnat d’Europe remonte à 40 ans. Comment expliquer ces difficultés sur le plan Européen, alors que sur le plan Mondial, les Transalpins brillent ?

P: Bah, parce-que ils sont favoris, aussi bête que ça puisse paraître, c'est la réponse. En Coupe du Monde, on parle de l'Italie BlaBlaBla et tout, c'est vrai, mais quand on parle de Coupe du Monde, direct, on parle de samba et grandes dents par-ci avec les Brésiliens, grinta et Maradona par-là avec les Argentins, mais plus beaucoup des Italiens. Et dès qu'on revient à l'EURO, là, ce sont eux les favoris. Ils ont pas de défauts si on regarde bien. Tous les coachs qu'ils ont eux ? Très bons, pétris de talent. Les effectifs ? D'années en années, toujours aussi performants. Les maillots ? Ils sont zoliiii's ! Les crampons ? Adapter à l'époque. Non, sérieusement, comment vous ne voulez pas arriver favori dans de telles conditions ? Et quand la Nazionale est dans cet état là, soutenu par tous le monde.. biiiim ! Elle se plante et foire complètement. Trop bons, trop cons ? Mouais. L'avantage de cette année, c'est qu'ils ne sont pas totalement favoris.. j'ai bon espoir donc !

LB2008: L’Italie, Championne du Monde en titre, à t’elle un affront à laver, après le désastre de 2004 au Portugal, où elle n’avait même pas passer le 1er tour… ?

P: L'EURO 2004 ? Laissez moi rire ! Avec la Coupe du Monde chez les Nippons, ce tandem est remplie de magouilles en tout genre. Cet EURO était arranger, et l'Italie a payé aussi. Rien que ce Danemark - Suède, qui est graver en moi, à jamais ! Il faut un 2-2 pour que les deux clubs soient qualifiés, et donc l'Italie dégagée.. des pancartes dans le public annoncent ce score ! Et au moment du coup de sifflet final, le score ? Bah.. 2-2. Je préfère pas m'éternisé sur ce sujet.

LB2008: Pour cette édition 2008, l’Italie est tombée dans le Groupe de la mort, en compagnie de son inséparable amie, la France, des Pays Bas, et des surprenants Roumains. Selon toi, quelles seront les deux équipes qualifiées dans ce Groupe C ? Quid des autres ?

P: Bon, déjà je vois l'Italie qualifiée, je l'ai déjà dis un peu plus haut, je suis confiant, donc.. Ensuite, je vois très nettement la France. Je ne vais pas dire pourquoi, pas maintenant, il y a une question plus tard, je reviendrai dessus. Je vais plutôt vous dire pourquoi, pour moi, je ne vois ni les joueurs du Gouda, ni les mendiants, se qualifiés ! D'abord, les Hollandais. Offensivement, ils ont une grosse force de frappe, certes. Le tandem buteur de Madrilènes avec Huntelaar et Van Nistelrooy, des mecs rapides comme Robben ou Kuyt, des passeurs avec Sneijder ou Van Der Vaart, des blessés avec Babel ou Van Persie, et un mec inutile mais présent, avec Of Hesselink. Mais ensuite ? Avez vous vu l'effectif ? Rien que la défense axiale : Mathijsen, Ooijer, Heintinga.. des tractopelles. Ils sont tous d'une lenteur dramatique, une lourdeur à l'Anglaise, aucune finesse ni classe, et des saucissons à la créativité. Fini, HELAS, l'ancien temps.. Le pire, c'est qu'en plus d'avoir une telle défense, on en rajoute une couche chez les Oranje, avec les mecs qui sont juste devant eux, devant la défense. Va développer du jeu et créer des actions dangereuses, toi, avec des gars comme Van Bronckhorst ou De Zeeuw ! Bonne chance. Pour les Roumains, faut pas déconner. Si ils sont champions d'Europe, on va se taper encore un tube pendant tous l'été, un rap Roumains ou une connerie de ce genre, faut pas abuser ! Nous sommes déjà bien gentil d'accepter leurs chansons dans le métro et aux coins de nos rues, ça suffit amplement ! La Roumanie championne d'Europe, et puis quoi encore.

LB2008: La liste de Roberto Donadoni reste assez semblable à celle de 2006, avec l’apparition de quelques jeunes pour apporter de la fougue au groupe. Quelles sont les différences entre l ‘équipe de Lippi, et celle d’aujourd’hui ?

P: Hum, quelques jeunes.. Aquilani et Cassano ? C'est tout je crois bien. ^^ La différence, c'est l'entraineur déjà, car Mr Lippi est le meilleur au monde dans ce rôle là, et personne ne peut l'égaler. Si Donadoni y arrive, tant mieux ! C'est tout le mal que je lui souhaite, mais la tache est difficile. Mais sinon, les différences, il n'y en a très peu, et c'est un point fort comme j'en ai parler. L'équipe se connait déjà très bien, les automatismes sont là.. d'où le fait, peut-être, de n'avoir eu qu'un seul match de préparation ( victoire face aux Blagueurs 3-1 ). Les jeunes ( ou les nouveaux plutôt ) sont là pour apporter un petit plus, plus de folie, ou de fougue pour reprendre ton expression. Sur le terrain, et aussi en dehors. Et regarde, ça marche à merveille ! Cassano a sécher Barzagli lors de l'entraineur grâce à sa bonne humeur, c'est plutôt cool, nan ?

LB2008: Il y a quelques jours, nous apprenions le forfait du capitaine Fabio Cannavaro pour cet Euro. Une très grosse perte. Pannuci, incertain lui aussi. Comment l’Italie va t’elle s’en sortir défensivement ?

P: Je vais être franc : la perte de notre Capitaine m'inquiètes. Ce mec, en Nazionale, c'est un mur infranchissable, " Il Muro ". Détente de folie, crâne rasé, toujours souriant et qui n'a jamais peur d'aller au combat, un Italien quoi ! Et c'est vrai que son absence, ses jaillissements, son autorité, sa manière de regonfler le bloc.. tout ça va manquer fortement à l'équipe. Certes Fabio sera du voyage tout de même, mais sur le terrain, ça fera un vide que tentera de combler Barzagli, Amen. Je n'ai rien contre lui, il a même fait une bonne saison, mais ce n'est pas Cannavaro quoi.. Enfin, le leader de la défense, du coup, si on compte pas le gardien, ça sera Matrix, et j'ai confiance en lui, il est autoritaire aussi ( je vous assure, il tacle de temps à autre ! Ca lui arrive ! ) et est tailler comme une perche, du coup, le jeu de tête, il connait.... un peu trop même. Bref, je reste serein, même si je suis attristé. Pour Pannuci, c'est rien, c'est un Romain, il simule quoi. ( Dédicace pour toi, créateur de ce blog ! =D ).

LB2008: Parlons maintenant de l’Equipe de France, peux tu nous donner ton ressentiment à son sujet ?

P: Bon, même en tant que supporteur Italien, je dois bien avouer plusieurs choses. Déjà, que la France dispose, plus ou moins, du plus bel effectif d'Europe, et à toutes les lignes. De plus, les 3/4 n'ont rien branler pendant la saison, ils sont donc frais pour l'EURO. Sans oublié que derrière ses provocations et ses choix de merdes, Domenech réussi son coup. Les vieux de la vieille sont encore présent, encadrés par des jeunes, et avec un Rib' comme nouveau Zidane. La France peut faire mal. Très mal. Hélas, Ray' est le coach ! Et du coup, ça change tout. Déjà, il s'obstine a sélectionner une négation du football français, à savoir Florent Maladroit. Mais en plus d'être mauvais, vu sa demie-saison presque blanche, Maloud' est capable de se blesser, Rib' passe à gauche, et du coup, la France se tape du Govou à droite, et Ray' est emmerder, Sid' n'entre plus dans le dernier quart d'heure. La France fait donc un bide à partir de là. Le 17 Juin, tous le monde est en vacances, Domenech au chômage.. un mal pour un bien ma foi. Mais en même temps, il se le cherche ce chômage ! Car en ne sélectionnant pas les Scorpions ascendant Gémeaux, Ray' était obliger de faire appel à un gars ! Francois, Julien ou Vincent voire Chazal, tout marche. Ce mec, c'est Clerc. Vu la forme et la santé fragile de Sagnol, il y a de fortes chances de voir Clerc, chanteur pour Dame, titulaire à droite. Ce mec, c'est une poutre, et il y a fort à parier que la défaite viendra de là. Certain. Et encore, je parle pas du melon d'Espagne, Thierry Henry. On pourrait en faire un roman sur lui, sur les manières dont il marque un but de merde après en avoir raté 10 faciles, sur comment il fait explosé la braguette de Christian Jeanpierre à distance, sur la manière dont il pense très fort à son pote Trezegoal à chaque sorties de match, et j'en passe des vertes et des pas mures..

LB2008: Un favori pour l’Euro ?

P: L'Italie. Ensuite, je vois bien les Boshs, je ne sais pas quelle raison.. mais je les sens bien.

LB2008: Un joueur à surveiller ?

P: Materazzi ou Gattuso, car si l'un des deux n'est pas surveiller, vous en prenez pour votre grade, c'est moi qui vous le dit.

LB2008: Merci beaucoup et bonne compétition à toi Paulo.

P: Merci beaucoup à toi, merci pour cet ITW, et je te souhaite une bonne compétition aussi, une bonne continuation à ton blog, et Forza Italia ! Campioni !

France - Pays Bas (J-3) : Et maintenant, qu’allons-nous faire ?

Après son match nul inaugural dans tous les sens du terme hier en fin d’après midi contre la Roumanie, l’avenir des Bleus s’est quelque peu assombri sans être toutefois obscur. C’est surtout la qualité de jeu, ou plutôt de non jeu, déployée par les français qui suscite des interrogations.

Toutefois, cette piètre prestation contre l’équipe réputée la plus faible du groupe est loin d’être rédhibitoire. Les Bleus seront automatiquement qualifiés avec quatre nouveaux points, soit un nul et une victoire lors des deux dernières rencontres. Ils pourraient même accéder aux quarts de finale avec une seule victoire face aux italiens.

Le match qui se profile vendredi soir à Berne face aux Pays Bas promet d’être passionnant. Les Hollandais, impressionnants lors du match contre la Squadra Azzura (3-0) sont en pleine confiance et leur artillerie offensive très efficace. Et si on compare les deux rencontres d’hier, les motifs d’espoirs sont très minces.

Le jeu, le jeu

Ces espoirs existent pourtant, le football est si beau, si imprévisible qu’une équipe moribonde et amorphe le lundi peut devenir exceptionnelle et géniale le vendredi, la réciproque est bien évidemment aussi vraie. Si un point positif est à retirer du match contre les Roumains, c’est que Grégory Coupet n’a pas touché le ballon de la rencontre. Une assise défensive des Bleus dont la solidité sera une nouvelle fois primordiale devant les prolifiques et virevoltants attaquants néerlandais. Patrick Vieira devrait pouvoir tenir sa place et ainsi apporter sa puissance et son expérience à la récupération et à la remontée du ballon. Le jeu fluide des hollandais, un jeu vers l’avant, offrira également beaucoup plus d’espaces aux attaquants tricolores, décevants face à la Roumanie. Le retour de Thierry Henry ne peut être qu’une bonne chose tant Anelka fut inexistant et Benzema peu inspiré. Raymond Domenech modifiera t-il son équipe beaucoup plus que ça ? Les Evra, Nasri ou autres Govou piaffent d'impatience sur le banc. Ce n’est pourtant pas trop le genre du personnage, plus avide de mourrir s’il le faut avec ses idées. Une tactique qui lui a réussi en 2006.

Il faut se relever et cette équipe là est en capable. C’est dans les moments les plus difficiles que naissent les plus belles épopées.

France - Roumanie 0-0

Où sont les Bleus?

L'Equipe de France est donc la première équipe, parmi les favorites de cet Euro, à avoir calé sans briller cet après midi face à la Roumanie. Sans briller? Ce n'est qu'un doux euphémisme. La France a déçu, et a livré une prestation de bas étage comme à ses plus mauvais jours. En face, les Roumains peu disposés à jouer vers l'avant, n'offraient pas non plus d'opposition spectaculaire, se contentant de préserver ce 0-0, nul et sans relief. Il n'en fallait guère plus pour faire de cette rencontre la plus ennuyeuse et la plus faible techniquement depuis le commencement de cet Euro.

Alors, oui. On pourra dire que les Bleus avaient présenté pareil spectacle contre les Suisses en 2006, avant d'aller jusqu'en finale de la Coupe du Monde Allemande. Oui, on pourra dire que l'arbitre n'était guère inspiré cet après midi, ou que les conditions climatiques, et le temps lourd, n'étaient pas propices à un grand match. Mais ces excuses peuvent elles suffirent à défendre une prestation presque indéfendable?

Seul point positif, les Bleus n'ont jamais été inquiétés. Solide défensivement, la France reste fidèle à sa marque de fabrique depuis le sacre de 1998. Le seul problème, c'est que les Roumains peuvent se targuer du même bilan. Ils n'auront été que trop rarement mis sous pression par les offensives Françaises, que l'on pourrait compter sur les doigts d'une seule main. Zidane manque, et c'est flagrant. Le système à deux pointes choisi par Domenech est un gros échec. Même Ribery, si virevoltant lors des matchs de préparation, n'aura pas eu son rayonnement habituel, se contentant de quelques éclairs épisodiques. La grosse attente autour de Karim Benzema, était sûrement trop grande, elle aussi. En tout cas sur ce match. Car l'attaquant Lyonnais aura eu les occasions d'ouvrir le score, mais il échoua face à Lobont. Motif d'inquiétude? Le manque d'audace. Benzema est l'un des premiers concernés. Son compère de l'attaque, Nicolas Anelka n'aura été guère plus inspiré. Son remplaçant non plus, Bafé Gomis qui rate ainsi son troisième match consécutif (Paraguay, UNFP, et donc celui ci).

Quelles solutions?

Mais où est donc la solution? Les Bleus semblent couper en deux blocs frileux, et le jeu produit durant une heure et demie fut consternant. Le seul à surnager dans le secteur offensif des Bleus, fut sans aucun doute Malouda. Surprenant sur son côté gauche, bien que peu aidé par le timoré Abidal, il aura au moins eu l'avantage d'offrir du mouvement et du jus. Devant, l'absence d'Henry, tant critiqué cette saison, s'est fait ressentir, et l'attaque bleue attend avec hâte son retour. La sélection attend également le retour de Willy Sagnol. Totalement hors du coup, depuis la rencontre face à l'Equateur le Bavarois inquiète. Il aura gâché un grand nombre de centres encore aujourd'hui... Des munitions précieuses envolées dans le ciel de Zurich.

La France, et surtout Domenech, jouera son avenir lors des deux prochaines rencontres. A lui de trouver les solutions à une équation qui semble impossible à résoudre... En cas d'échec, le sélectionneur payera l'addition de choix toujours très contrastés. Mais nous n'en sommes pas, encore, là. La France a encore le destin entre ses pieds. Cela passe par des performances de hautes volées face aux Hollandais et aux Italiens. Mais il faudra montrer un tout autre visage pour espérer prendre le Quart.

La première pierre

Après le groupe A samedi, le groupe B hier et avant le groupe D demain, c’est au tour du groupe C d’en découdre aujourd’hui sur les terrains helvètes. Une journée qui nous intéresse plus particulièrement car elle correspond à l’entrée dans la compétition de l’Equipe de France qui affronte en fin d’après midi la Roumanie à Zurich.

Un premier match synonyme de mise en bouche quant on connaît les deux autres adversaires du groupe : l’Italie et les Pays Bas. Remporter cette première rencontre est déjà cruciale pour la suite de la compétition et ainsi de ne pas hypothéquer ses chances de qualification. La Roumanie est certes un adversaire coriace avec des joueurs de talent, notamment Chivu et Mutu mais une équipe à la portée d’une équipe de France à son niveau. C’est donc plutôt une chance d’affronter ce concurrent en ouverture, pour entrer sereinement dans la compétition. Les statistiques sur l’importance du premier match sont très parlantes : les deux tiers du chemin à la qualification sont esquisses en cas de victoire lors du premier match.

A l’aube du début des hostilités, quelques interrogations persistent sur le onze de départ du soir. Le sélectionneur national ayant décrété un huis clos quotidien, la presse n’est pas tenue au courant de l’évolution des blessures ou des systèmes de jeu testés. Cependant, quelques informations ont filtré et au vue des dernières tendances, Patrick Vieira et Thierry Henry ne tiendront pas leur place et seraient remplacés, toujours dans un 4-4-2 avec deux milieux excentrés respectivement par Toulalan et Anelka. Le goût du contre-pied de Raymond Domenech est tel qu’une surprise n’est pas à exclure comme la titularisation à droite de Govou, très en verve à l’entraînement parait-il et le repositionnement de Ribéry derrière l’avant centre Benzema.

Quoi qu’il en soit, les Bleus devront produire du jeu, contre une équipe Roumaine certainement très repliée. Ils devront se montrer solides défensivement, innovants offensivement, maîtres de la rencontre, justifier leur statut. Après comme on dit souvent, seul le résultat compte et un petit 1-0 serait déjà un très bon résultat.

ALLEZ LA FRANCE

J-1

Zoom sur la Roumanie!


C’est l'équipe surprise de cet Euro 2008. En effet, peu de monde s'attendait à voir les Roumains réussir aussi brillamment leur période de qualification pour la compétition Européenne. Autant dire que cette équipe qui a tout de même devancé les Pays-Bas dans leur groupe de qualification ne vient pas à l’Euro sans penser à y faire bonne impression. L’équipe, qui comptera sur son attaquant vedette de la Fiorentina, Adrian Mutu, voudra montrer un tout autre visage sur la scène internationale après de nombreuses années difficiles.

Mais la tâche pour Victor Piturca et ses hommes s’annonce très délicate au vue du tirage au sort qu’il leur a été réservé. Les Tricolori comme on les surnomme devront se défaire du champion du monde en titre, l’Italie, les vice-champions du monde en la personne de la France et enfin les Pays-Bas qu’ils ont par ailleurs battu (1-0 en Roumanie) durant les qualifications pour l’Euro.

Même si la Roumanie semble revivre quelque peu au niveau international, il sera très compliqué, voir impossible de rivaliser avec trois autres immenses nations du football. Il faut ajouter à cela l’incertitude qui règne autour de joueurs cadres de l’effectif comme Chivu (blessure à l'épaule) ou Mutu (affaire de dopage) qui n'abordent pas la compétition dans les meilleurs conditions.

(Adrian Mutu)

Autant dire que la Roumanie devra se surpasser pour franchir le cap des groupes et accéder ainsi aux quarts de finale de l’Euro 2008 et réaliser un très bel exploit. En sont-ils capables ? Réponse le mardi 17 juin au soir lors de la 3ème et dernière journée des matchs de poule où les Roumains affronteront les Pays-Bas dans un match qui s’annonce électrique!

[J-2] Pour les Bleus.

QUE LA FÊTE COMMENCE.



Nous y sommes déjà. Samedi 7 Juin 2008. Le jour où la Suisse toute entière supportera la Nati, l'équipe nationale. Les compatriotes de Patrick Muller, et d'Alexander Frei auront donc le formidable honneur de lancer cet après midi, trois semaines d'une compétition que l'on espère acharnée et enivrante. Pour les suisses, ainsi que pour les autrichiens, cette compétition doit être une fête, une réussite. Tant sur le plan sportif qu'humain.

Parmi les seize nations représentées au départ, une seule franchira la ligne d'arrivée avec l'étiquette du vainqueur. Certains, à qui l'on aura décerné le rang de favori, décevront et quitteront prématurément la course à la victoire finale. C'était le cas de l'Italie en 2004. D'autres, surprendront. Peut être pour réaliser un nouvel exploit, comme celui, incroyable, qu'avait réussi les vaillants Grecs au Portugal, il y a quatre ans déjà... Bien malin celui qui pourrait d'ores et déjà dévoiler l'identité des vainqueurs heureux, et des tristes vaincus. La compétition semble tellement ouverte. Outre l'explosif Groupe C, les favoris ou surprises potentielles se cachent partout. Là est le principal intérêt du compétition attendu par tous, même les Anglais, déjà parés à enrichir les Bookmakers, malgré l'absence de leur sélection chérie.

Le cocktail semble donc parfait pour vivre intensément ces trois semaines là. En espérant voir du football, du beau football. Des sourires, des pleurs, de la fraternité, de la passion, de l'engouement, de l'envie. Une liesse. Que le football retrouve sa force, pour le premier Euro de l'ère Platini. Que pendant trois semaines, le Monde oubli ses soucis, et vive au rythme du ballon rond. Le seul à nous offrir pareil frisson... Quelque soit le nom du vainqueur, chers amis, savourons.

Les Bleus 2008.com

Les hommes clés du groupe C



L'Homme clé Roumain:

Plus facile à désigner dans cette équipe Roumaine, l’homme clé de l’équipe surprise de ce groupe C est très certainement Adrian Mutu. Même si la Roumanie possède aussi d’autres talents comme Chivu par exemple, l’attaquant de la Fiorentina reste l’atout majeur de l’équipe. Auteur d’une excellent saison à Florence où il comptabilise 17 buts pour 29 matchs, il sera très redouté par ses adversaires. Très explosif, c’est un véritable renard des surfaces.

Ses statistiques ne sont pas moins mauvaises avec l’équipe nationale : aujourd’hui, il est à 27 buts pour 58 matchs soit environ 1 but tous les 2 matchs. Autant dire qu’il aura un rôle très important durant cet Euro 2008. La France aura tout de même un avantage pour le contrer. En effet, Sébastien Frey évoluant dans le même club, ses conseils seront certainement décisifs pour essayer d’arrêter l’attaquant que l’on surnomme « il fenomeno ».

L’Euro arrive à point nommé pour lui après une saison réussite (demi-finale de la Coupe UEFA avec 6 buts à son compteur et terminant 4ème du Calcio), il voudra confirmer sa très bonne forme avec la Roumanie. Mais les Roumains sont loin de partir favori au vue du contenu du groupe C. C’est pourquoi cet élément indispensable devra briller pour permettre à sa nation de rêver aux quarts de finale. Au contraire, si l’on voit un Mutu sans explosivité durant la compétition, on voit mal comment les Roumains pourraient sortir de la phase des groupes. Réponse dans quelques jours…